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Impôts en Andorre : ce que paient résidents et sociétés

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En France, l'impôt sur le revenu atteint 45 % sur la tranche la plus haute, avant prélèvements sociaux, et l'impôt sur les sociétés s'élève à 25 %. En Andorre, l'IRPF plafonne à 10 %, l'IS aussi, et la Principauté ne connaît ni impôt sur la fortune ni droits de succession. Contrairement à une idée répandue, l'Andorre n'est pas pour autant un pays sans impôts : elle dispose d'un système fiscal complet, construit en quelques années. Voici la liste des prélèvements andorrans en 2026, ceux qui frappent les particuliers, les entreprises et l'immobilier, un exemple chiffré, la question du paradis fiscal et les conditions pour en bénéficier.

Les points clés

  • impôt sur le revenu (IRPF) : 0 % jusqu'à 24 000 euros de revenus, 10 % au maximum ;
  • impôt sur les sociétés : 10 % du bénéfice ;
  • impôt général indirect (IGI), l'équivalent de la TVA : 4,5 % au taux général ;
  • aucun impôt sur la fortune, aucun droit de succession ni de donation ;
  • plus-values immobilières imposées selon un barème dégressif avec la durée de détention ;
  • ces règles ne s'appliquent qu'aux personnes fiscalement domiciliées dans la Principauté.

Quels impôts paie-t-on en Andorre ?

IRPF et IS10 %Taux maximal sur les revenus et les bénéfices
IGI4,5 %Taux général de l'équivalent de la TVA
Fortune et succession0 %Ni impôt sur la fortune ni droits de succession
Résidence fiscale183 joursDe présence par an, ou centre des intérêts économiques

L'Andorre prélève aujourd'hui des impôts directs sur les revenus et les bénéfices, un impôt indirect sur la consommation et plusieurs prélèvements sur l'immobilier. Ce cadre est récent : pour l'essentiel, il a été créé entre 2010 et 2015, dans le prolongement des engagements de transparence pris par la Principauté auprès de l'Union européenne et de l'OCDE.

ImpôtContribuables concernésTaux en Andorre (2026)Équivalent en France
Impôt sur le revenu (IRPF)Résidents fiscaux0 % à 10 %0 % à 45 %, plus prélèvements sociaux
Impôt sur les sociétés (IS)Sociétés andorranes10 %25 %
Impôt général indirect (IGI)Consommateurs4,5 % au taux généralTVA de 20 % au taux normal
Impôt sur le revenu des non-résidents (IRNR)Non-résidents ayant des revenus andorrans10 % en règle généraleImpôt sur le revenu des non-résidents
Impôt sur la fortuneAucun0 %Impôt sur la fortune immobilière
Droits de succession et de donationAucun0 %Jusqu'à 45 % en ligne directe

Un système fiscal récent : des impôts créés entre 2010 et 2015

Jusqu'à la fin des années 2000, l'Andorre ne taxait ni les bénéfices des entreprises ni les revenus des particuliers. L'IS et l'IRNR datent de 2010, l'IGI de 2012 et l'IRPF de 2014, appliqué à compter de 2015. Chaque prélèvement repose sur une loi votée par le Consell General, le Parlement andorran, et publiée au Butlletí Oficial del Principat d'Andorra (BOPA).

Résidents, non-résidents, sociétés : trois régimes distincts

La personne qui réside fiscalement en Andorre est soumise à l'IRPF sur ses revenus mondiaux. Le non-résident n'est imposé, par l'IRNR, que sur ses revenus de source andorrane, comme les loyers d'un bien situé dans la Principauté. Les sociétés andorranes relèvent de l'IS, et toute activité économique collecte l'IGI.

Les impôts des particuliers résidents en Andorre

Un résident fiscal andorran paie l'IRPF et, s'il travaille, des cotisations sociales. Sa fiscalité se distingue autant par ce qu'elle impose que par ce qu'elle épargne : le patrimoine et sa transmission.

IRPF : de 0 % à 10 % selon le revenu

L'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF), régi par la loi 5/2014, s'applique au taux de 10 %, après un minimum personnel exonéré de 24 000 euros et une bonification de 50 % jusqu'à 40 000 euros. Concrètement, l'imposition revient à 0 % jusqu'à 24 000 euros, 5 % entre 24 000 et 40 000 euros, puis 10 % au-delà. La déclaration se dépose une fois par an auprès du Departament de Tributs i de Fronteres.

Revenus du patrimoine : 10 %, plus-values sur actions exonérées sous condition

Les revenus de l'épargne (dividendes, intérêts, plus-values) sont imposés à 10 %, après un abattement annuel de 3 000 euros. Les plus-values sur actions sont exonérées lorsque la participation détenue ne dépasse pas 25 % du capital de la société. Bonne nouvelle pour les investisseurs : les dividendes versés par une société andorrane soumise à l'IS sont exonérés chez le bénéficiaire.

Ni impôt sur la fortune ni droits de succession

L'Andorre ne prélève aucun impôt sur le patrimoine détenu, ni droits de succession ou de donation. Attention toutefois : l'absence d'impôt andorran ne neutralise pas la fiscalité française. Une succession reste taxable côté français lorsque l'héritier y est domicilié depuis au moins six des dix dernières années, ou lorsque les biens transmis sont situés sur le territoire français. Les règles et les stratégies de transmission sont exposées dans notre analyse de la succession en Andorre.

Cotisations sociales : la CASS

Les salariés cotisent à la CASS (Caisse andorrane de sécurité sociale) au taux de 6,5 % de leur salaire brut, l'employeur au taux de 15,5 %. Les travailleurs indépendants cotisent sur une base forfaitaire fixée chaque année en fonction du salaire moyen. Ces cotisations ouvrent droit à l'assurance maladie et à la retraite andorranes, et elles sont déductibles de la base de l'IRPF.

Les impôts des entreprises en Andorre

Une société établie en Andorre supporte principalement deux prélèvements : l'IS sur son bénéfice et l'IGI sur son chiffre d'affaires, qu'elle collecte pour le compte de l'État. Pour les entrepreneurs qui structurent leur patrimoine, le régime des holdings complète ce cadre.

Impôt sur les sociétés : 10 % sur le bénéfice

L'impôt sur les sociétés (impost sobre societats), créé par la loi 95/2010, frappe le bénéfice comptable corrigé au taux de 10 %. Les pertes sont reportables sur les exercices suivants, et un acompte est versé en cours d'année sur la base de la cotisation de l'exercice précédent. S'y ajoutent seulement les impôts communaux sur l'exercice d'une activité commerciale ou professionnelle, d'un montant modéré. Une condition est en revanche incontournable : la société doit disposer d'une substance réelle en Andorre, avec une direction effective et des moyens adaptés à son activité.

IGI : la TVA andorrane à 4,5 %

L'impôt général indirect (impost general indirecte), régi par la loi 11/2012, fonctionne comme une TVA : la société le facture à ses clients, déduit celui qu'elle a payé sur ses achats et reverse la différence. Son taux général est de 4,5 %, décliné à 0 %, à 1 % (réduit), à 2,5 % (spécial), à 3,5 % (spécifique) et à 9,5 % (majoré) pour les services bancaires et financiers. Les exportations de biens en sont exonérées.

Holding : dividendes et plus-values de participation exonérés sous conditions

Une holding andorrane peut percevoir des dividendes et céder des participations sans imposition, lorsque la participation atteint au moins 5 % du capital de la filiale et qu'elle est détenue depuis au moins un an. Ce régime d'exonération permet de remonter les bénéfices d'un groupe et de réinvestir le produit d'une cession sans fiscalité intermédiaire. Pour un entrepreneur français, il s'articule toutefois avec les règles anti-abus françaises : la holding doit exercer une activité réelle et ne pas servir de simple coquille.

Immobilier : les impôts à l'achat, à la détention et à la revente

L'immobilier est le domaine où la fiscalité andorrane est la plus présente, avec une taxation à chaque étape : à l'acquisition, pendant la détention au profit des comuns (les communes andorranes), et à la revente sur la plus-value réalisée.

Achat : 4 % de droits de mutation ou 4,5 % d'IGI

L'acquisition d'un bien auprès d'un particulier supporte l'impôt sur les transmissions patrimoniales immobilières (impost sobre transmissions patrimonials immobiliàries) au taux de 4 %, à la charge de l'acheteur (1 % pour l'État et une part communale pouvant aller jusqu'à 3 % selon la paroisse). Lorsque le vendeur est un professionnel, typiquement un promoteur pour un logement neuf, l'opération relève de l'IGI à 4,5 %. Autre particularité : un acquéreur étranger non résident doit obtenir une autorisation d'investissement étranger auprès du Gouvernement avant de signer.

Revente : une plus-value dégressive avec la durée de détention

La plus-value réalisée lors de la revente d'un bien immobilier par un particulier est imposée dans le cadre de l'impôt sur le revenu, au taux de 10 %. Ce taux ne dépend pas du lieu de résidence du vendeur, mais de la seule durée de détention : il reste de 10 % jusqu'à six ans de détention, puis se réduit (environ 8 % entre six et sept ans, 6 % entre sept et huit ans, 4 % entre huit et neuf ans, 2 % entre neuf et dix ans), et la plus-value est totalement exonérée au-delà de dix ans de détention. Pour une société, la plus-value immobilière relève de l'impôt sur les sociétés, au taux de 10 %.

Détention : des impôts communaux modérés

Chaque paroisse fixe sa propre fiscalité locale, dont le poids reste faible au regard de la taxe foncière française : l'impôt sur la propriété immobilière, la taxe « foc i lloc » due par les occupants d'un logement, et l'impôt sur les revenus locatifs. Un propriétaire domicilié hors d'Andorre qui loue son bien paie en outre l'IRNR sur les loyers perçus.

Exemple chiffré : un salarié à 100 000 euros en Andorre et en France

Un exemple permet de mesurer l'écart réel de prélèvements entre les deux pays, cotisations sociales comprises. À titre d'illustration, prenons un salarié célibataire, sans enfant, qui perçoit 100 000 euros de salaire brut annuel en 2026.

En Andorre :

  • cotisation CASS salariale : 100 000 × 6,5 % = 6 500 euros ;
  • base de l'IRPF : 100 000 − 6 500 = 93 500 euros ;
  • montant avant bonification : (93 500 − 24 000) × 10 % = 6 950 euros ;
  • bonification de 50 % sur la tranche de 24 000 à 40 000 euros : 16 000 × 10 % × 50 % = 800 euros ;
  • IRPF dû : 6 950 − 800 = 6 150 euros ;
  • total des prélèvements : 6 500 + 6 150 = 12 650 euros.

En France, avec des hypothèses simplifiées : cotisations salariales de 22 000 euros (22 % du brut), revenu net imposable de 80 000 euros, abattement forfaitaire de 10 % ramenant la base imposable à 72 000 euros, barème de l'impôt sur le revenu applicable en 2026 :

  • tranche à 11 % : (29 579 − 11 600) × 11 % = 1 978 euros ;
  • tranche à 30 % : (72 000 − 29 579) × 30 % = 12 726 euros ;
  • montant de l'IR : 14 704 euros ;
  • total des prélèvements : 22 000 + 14 704 = 36 704 euros.
PosteAndorreFrance
Cotisations sociales salariales6 500 €22 000 €
Impôt sur le revenu6 150 €14 704 €
Total des prélèvements12 650 €36 704 €
Revenu disponible87 350 €63 296 €
Exemple chiffré (illustratif)
100 000 €de salaire brut annuel
12 650 €de prélèvements en Andorre
36 704 €de prélèvements en France
24 054 €d'écart sur une année

L'écart dépasse 24 000 euros par an. Il s'élargit avec le niveau de rémunération, puisque le taux marginal andorran reste plafonné à 10 % alors que le barème français grimpe jusqu'à 45 %. Pour tester votre propre situation, notre simulateur d'impôts France Andorre compare les deux pays à partir de vos chiffres.

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L'Andorre est-elle encore un paradis fiscal ?

Non : l'Andorre ne figure plus sur la liste des paradis fiscaux non coopératifs de l'OCDE, et le Forum mondial sur la transparence la compte parmi les juridictions conformes aux standards internationaux. Sa fiscalité reste basse, mais elle repose désormais sur un droit fiscal complet et sur l'échange d'informations avec les autres pays.

Sortie des listes noires : un tournant engagé en 2009

L'image de paradis fiscal date d'une époque où l'Andorre ne prélevait aucune imposition directe sur les revenus ou les bénéfices et pratiquait un secret bancaire strict. En 2009, sous la pression de l'OCDE, la Principauté s'est engagée à adopter les standards de transparence et a signé ses premiers accords d'échange de renseignements fiscaux, avant de créer sa fiscalité directe. L'OCDE l'a retirée de sa liste noire en mai 2009, puis de sa liste grise en février 2010 ; l'Espagne l'a sortie de sa propre liste en novembre 2010. Contrairement à une idée encore répandue, un contribuable andorran ne bénéficie donc d'aucune opacité : il bénéficie d'une imposition basse, dans un cadre reconnu par ses voisins.

Chronologie : de la liste noire à la transparence

  1. 2009Engagement auprès de l'OCDE à adopter les standards de transparence ; retrait de la liste noire en mai.
  2. Février 2010Retrait de la liste grise de l'OCDE.
  3. 2010Création de l'impôt sur les sociétés et de l'IRNR ; l'Espagne retire l'Andorre de sa liste en novembre.
  4. 2012Création de l'IGI, l'équivalent de la TVA.
  5. 2014Création de l'IRPF, appliqué à compter de 2015.
  6. 2016Loi 19/2016 sur l'échange automatique d'informations financières.
  7. 2018Premier échange automatique avec les administrations étrangères.

Échange automatique et conventions : une fiscalité basse mais transparente

Depuis l'entrée en vigueur de la loi 19/2016, l'Andorre collecte les informations sur les comptes financiers détenus par des personnes domiciliées à l'étranger et les transmet chaque année aux administrations fiscales de leur pays, selon la norme commune de déclaration de l'OCDE, avec un premier échange en 2018. Elle a signé des conventions fiscales avec ses voisins français et espagnol, le Portugal ou le Luxembourg, qui organisent la répartition du droit d'imposer et l'assistance entre administrations. Concrètement, un Français qui s'installe en Andorre doit partir du principe que l'administration française connaît ses comptes andorrans : l'avantage fiscal tient à la résidence effective, pas à la discrétion.

Bénéficier de la fiscalité andorrane : résidence et convention avec la France

Les barèmes andorrans ne s'appliquent qu'à une personne qui a effectivement transféré sa résidence fiscale dans la Principauté. Pour un contribuable français, ce transfert s'apprécie à la fois au regard du droit andorran, du droit français et de la convention fiscale qui lie les deux pays.

Résidence fiscale : 183 jours ou centre des intérêts économiques

Est résident fiscal en Andorre la personne qui y séjourne plus de 183 jours au cours de l'année civile, ou qui y a établi le centre principal de ses activités ou de ses intérêts économiques. La résidence est également présumée lorsque le conjoint et les enfants mineurs à charge y vivent. Cette résidence fiscale suppose au préalable un titre de séjour, active si vous exercez une activité en Andorre, passive si vous vivez de vos revenus ou de votre patrimoine. Les critères et les preuves à réunir sont détaillés dans notre guide de la résidence fiscale en Andorre.

Convention franco-andorrane : éviter la double imposition

La convention fiscale signée entre la France et l'Andorre le 2 avril 2013, entrée en vigueur le 1er juillet 2015, tranche les situations où les deux pays revendiquent un même contribuable et répartit le droit d'imposer chaque catégorie de revenus. Les pensions de retraite du secteur privé et les plus-values sur actions sont en principe imposables dans l'État de résidence, tandis que les revenus immobiliers restent taxables là où se situe le bien. Le fonctionnement de chaque article est exposé dans notre analyse de la convention fiscale entre la France et l'Andorre.

Départ de France : l'exit tax à anticiper

Un contribuable qui détient des titres d'une valeur supérieure à 800 000 euros, ou au moins 50 % des bénéfices d'une société, et qui a été domicilié fiscalement sur le sol français pendant six des dix années précédentes, est soumis à l'exit tax sur ses plus-values latentes au moment du départ. C'est le premier point que nos experts examinent avec les entrepreneurs : chez Engage, nous coordonnons le dossier de résidence andorrane avec les fiscalistes français chargés de sécuriser le départ et de prouver la rupture avec le pays de départ.

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Questions fréquentes sur les impôts en Andorre

Y a-t-il des impôts en Andorre ?

Oui. L'Andorre prélève un impôt sur le revenu, un impôt sur les sociétés, l'IGI sur la consommation et plusieurs impôts immobiliers. Elle ne connaît en revanche ni impôt sur la fortune ni droits de succession.

Quel est le taux d'imposition maximum en Andorre ?

10 % sur les revenus des particuliers et sur les bénéfices des sociétés. La plus-value immobilière est elle aussi plafonnée à 10 %, ce taux diminuant avec la durée de détention jusqu'à une exonération totale au-delà de dix ans.

Un non-résident propriétaire en Andorre paie-t-il des impôts ?

Oui. Il acquitte les taxes communales attachées au bien et, s'il le loue, l'IRNR sur les loyers, au taux de 10 % en règle générale. La plus-value est imposée lors de la revente.

Les retraites françaises sont-elles imposées en Andorre ?

Les pensions du secteur privé sont en principe imposables en Andorre, dans le cadre de l'IRPF, lorsque le retraité y a sa résidence fiscale. Les pensions de la fonction publique française restent imposables dans l'État qui les verse, selon la convention fiscale.

Existe-t-il une taxe foncière en Andorre ?

Oui, sous la forme de taxes communales fixées par chaque paroisse, dont l'impôt sur la propriété immobilière. Leur montant reste faible au regard de la taxe foncière française.

Les plus-values sur actions sont-elles imposées en Andorre ?

Non, lorsque la participation détenue ne dépasse pas 25 % du capital de la société. Au-delà, elles sont en principe imposées à 10 % dans la base de l'épargne.

Benjamin PUJOL
Fondateur de Engage
PRENdre rdv

J’exerce depuis plus de 25 ans dans le conseil fiscal, juridique et patrimonial, en accompagnant des entrepreneurs, dirigeants, investisseurs et familles à haut patrimoine dans l’expatriation fiscale en Andorre, la structuration, la transmission et la sécurisation de leurs actifs, notamment dans des contextes transfrontaliers complexes.